
Pour voir directement le tableau des 172 cités interdites en France :
Récemment reconvertis à la surveillance des « villes et banlieues », les renseignements généraux y ont amené leurs représentations schématiques et leur vision manichéiste de la société. De là à voir dans les jeunes une menace pour la collectivité, il n'y a qu'un pas, trop vite franchi.
VOITURES brûlées, affrontements avec la police, « caillassages » d'autobus : dans les discours politiques et médiatiques, les « violences urbaines » sont devenues le problème de société qu'il faudrait résoudre en priorité. Les renseignements généraux (RG) ont été les premiers à forger un instrument de mesure pour les recenser, grâce à une échelle « sur le modèle de celle de Richter »... Leur volonté était de « mettre en place un observatoire de la violence, analyser les données, devenir un instrument de recherche et de prévision, et fournir aux autres services de police des outils conceptuels qui leur soient utiles ». L'intérêt subit pour ces questions n'est pas seulement la conséquence de la gravité supposée d'une situation nouvelle.
DEFINITION :
Selon les Renseignements Généraux, les violences urbaines peuvent être définies comme des actes juvéniles collectifs commis de manière ouverte ou provocatrice et créant dans la population un fort sentiment d'insécurité. Ils peuvent être commis contre des personnes, des biens, les symboles des institutions par un groupe généralement jeune, qu'il soit structuré ou non. Ces actes ont souvent lieu sur un territoire donné et revendiqué par ce groupe comme étant sous sa domination.





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